L’étiquette énergétique d’un logement, de A à G, résulte du croisement de deux critères : sa consommation d’énergie primaire et ses émissions de gaz à effet de serre. C’est toujours le plus mauvais des deux résultats qui détermine la classe finale.
Les seuils exacts, classe par classe
- A : jusqu’à 70 kWh/m²/an (jusqu’à 6 kg CO2/m²/an)
- B : de 71 à 110 kWh/m²/an (7 à 11 kg CO2/m²/an)
- C : de 111 à 180 kWh/m²/an (12 à 30 kg CO2/m²/an)
- D : de 181 à 250 kWh/m²/an (31 à 50 kg CO2/m²/an)
- E : de 251 à 330 kWh/m²/an (51 à 70 kg CO2/m²/an)
- F : de 331 à 420 kWh/m²/an (71 à 100 kg CO2/m²/an)
- G : au-delà de 420 kWh/m²/an (au-delà de 100 kg CO2/m²/an)
Par exemple, un logement à 200 kWh/m²/an (classe D en énergie) mais à 60 kg CO2/m²/an (classe E en émissions) sera classé E : c’est le critère le plus défavorable qui l’emporte.
Une nouveauté au 1er janvier 2026
Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026. Conséquence concrète : environ 850 000 logements chauffés à l’électricité sont mécaniquement sortis des classes F et G, sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé. Un DPE existant peut être mis à jour gratuitement sur le site de l’Ademe pour refléter ce changement.
Pourquoi la classe énergétique compte de plus en plus
Au-delà de la facture de chauffage, la classe énergétique influence désormais la valeur d’un bien à la vente, ainsi que sa location pour les classes les plus mal notées (voir notre guide sur les obligations pour les passoires thermiques).
Faire progresser son étiquette
Le rapport de DPE propose généralement des scénarios de travaux chiffrés. Dans la plupart des cas, gagner une classe suppose de combiner plusieurs postes : isolation des combles et des murs, remplacement d’un chauffage vétuste, ventilation adaptée. C’est exactement la logique d’une rénovation d’ampleur.
